MBWS : résilience et cap sur la rentabilité en 2027
MBWS en 2025 a montré sa résilience face à un déréférencement d’une centrale d’achat et un contexte morose. Elle demeure dynamique et bien positionnée pour accroître sa rentabilité dès 2027...
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MBWS en 2025 a montré sa résilience face à un déréférencement d’une centrale d’achat et un contexte morose. Elle demeure dynamique et bien positionnée pour accroître sa rentabilité dès 2027...
Certes l’AG du 24 juin 2025 a été la réponse du groupe des anciens dirigeants à celle du 30 juin 2023. Alors que Georges Seban, y avait été écarté du pouvoir, Michel Seban, son fils, a imposé par surprise et avec des complicités, le retour du groupe SEBAN et alliés. Pour désagréable qu’ait été ce coup d’état, l’ASAMIS reste confiante dans le devenir du groupe en raison de la poursuite de la mise en œuvre du plan stratégique d’avril 2024 et des intérêts communs des actionnaires...
Depuis des mois, nous alertons sur les conséquences du verrouillage de la gouvernance de MBWS. Or voilà que l’un de ses actifs les plus emblématiques, la marque William Peel, subit une secousse commerciale d’une ampleur inédite. Ce n’est plus une simple alerte — c’est une perte sèche, mesurable, et qui était probablement évitable...
Après avoir analysé la prise de contrôle progressive de MBWS par la COFEPP et la gestion controversée de sa trésorerie excédentaire, un constat s’impose : le cœur du problème est désormais celui de la gouvernance. Cette dernière est un facteur direct de valorisation : toutes les études convergent — selon l’AMF, l’OCDE et plusieurs travaux académiques, les entreprises dotées d’un conseil d’administration équilibré et transparent bénéficient en moyenne d’une prime de valorisation de 10 à 15 % par rapport à leurs pairs moins bien gouvernés. À l’inverse, une gouvernance verrouillée engendre une prime de risque, qui se traduit inéluctablement en décote boursière.
Dans les épisodes précédents, nous avons montré comment la COFEPP a progressivement pris le contrôle de MBWS : d’abord en contournant l’OPA obligatoire grâce à deux dérogations obtenues auprès de l’AMF, puis en renforçant sa position par le biais d’augmentations de capital successives. Ces étapes ont révélé un déséquilibre profond entre un actionnaire majoritaire et des actionnaires minoritaires, qui n’ont jamais bénéficié d’une contrepartie équitable.
Après avoir présenté le rôle du Concert MBWS dans le premier épisode, nous nous penchons sur un tournant décisif : la prise de contrôle de MBWS par la COFEPP à partir de 2019. L'enchaînement des événements a laissé un goût amer à de nombreux actionnaires minoritaires, qui se posent encore aujourd'hui les mêmes questions : Comment la COFEPP a-t-elle pu franchir les seuils de participation décisifs sans lancer d'offre publique d’achat (OPA) ? Y a-t-il un lien entre la montée en puissance de la COFEPP et la chute de la valorisation de MBWS ? Un actionnaire majoritaire peut-il réaliser une plus-value significative lors d’une augmentation de capital sans en faire bénéficier les minoritaires ? Ces questions méritent une analyse approfondie.
Dans ce courrier adressé au Président, un actionnaire historique de Prologue exprime sa profonde inquiétude et son incompréhension face à l’évolution catastrophique du cours de l’action depuis plus d’une décennie. Malgré l’accroissement du chiffre d’affaires, l’amélioration de la rentabilité et les opérations stratégiques menées, la valeur du titre reste déprimée. L’actionnaire soulève en particulier des interrogations précises sur la gestion de la fiducie, la dilution massive du capital, et l’absence de résultats concrets en matière de relution. À travers cette lettre, il appelle la direction à répondre avec transparence et à envisager enfin des mesures tangibles pour récompenser la fidélité des investisseurs.
L’ASAMIS inaugure aujourd’hui une série d’articles intitulée « Un abus de minorité ! », consacrée à la place et aux leviers d’action des actionnaires minoritaires au sein de MBWS. Chaque épisode prendra la forme d’un échange ouvert et rigoureux entre Daniel Pichot, Président de l’ASAMIS, et David Meurisse, référent du Concert MBWS.
L’ASAMIS a relevé un défaut patent de gouvernance de MBWS à la dernière assemblée générale et regrette que l’attitude conflictuelle de la direction incite l’ASAMIS à poursuivre ses recours en justice. L’ASAMIS fait également le point sur les procédures engagées et les évolutions récentes de la distribution, en particulier le déréférencement de la marque William Peel.
Les questions écrites de l'ASAMIS ont été lues lors de l'AG du 24 juin et M. Olivier Balva, PDG, y a répondu oralement sur notamment les perspectives de PROLOGUE. L'évènement important toutefois a été la nomination surprise de Michel Seban comme administrateur et la révocation en séance de 5 administrateurs dont ceux qui étaient indépendants.